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 Ioan Konstantine Väduva

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MessageSujet: Ioan Konstantine Väduva Lun 3 Jan - 3:04

Ioan Konstantine Väduva


Informations générales


NOM : Väduva
PRÉNOM : Ioan Konstantine
SURNOM : Io, Kon
ANNIVERSAIRE : 14 mars
ÂGE : 29 ans
NATIONALITÉ : Rom (Roumain)
ORIENTATION SEXUELLE : Homosexuel
GROUPE : Intervenants
SPÉCIALITÉ : Littérature, cuisine, musique

GROUPE SANGUIN : AB-
TAILLE : 173 centimètres
POIDS : 60 kilogrammes
MÉDICAMENTS : Antidépresseurs, médicaments contre la migraine tout à fait inefficaces
MALADIE : Dépression, insomnie
ALLERGIE : Pollen
PEUR : Solitude et exclusion
MANIE : Écouter, jouer ou faire semblant de jouer de la musique


Informations supplémentaires

Pour Ioan, sa vie est une trame sonore, la musique est son âme et il recherche activement sa muse, car la création musicale n’en fait plus partie depuis maintenant trop longtemps. Lorsqu’il écoute de la musique, il lui arrive de chanter ou fredonner sans s’en rendre compte, ou encore faire du ‘air guitar’, du ‘air violin’ ou du ‘air cello’ selon ce qu’il écoute. Sa main droite est couverte de bandages presque en permanence car il cache une blessure encore marquée, des brûlures très importantes.


Raison de sa présence à Abrosyah

C’est en quelque sorte dans l’espoir de se couper d’un monde qui ne fait naitre en lui que désarroi que Ioan a choisit de s’en éloigner et de couper les ponts. Il est activement à la recherche de sa muse, de sa raison d’être. En effet, il ne réussit à créer de nouvelles compositions et à jouer correctement depuis trop longtemps, et il a espoir que de se retrouver dans un endroit aussi étrange l’inspire ou le bouleverse, lui donnant à nouveau la chance de composer. Il ne cherche pas à rendre la vie des cobayes meilleures, mais il fera très certainement le boulot pour lequel il s’est fait engager.


Liste de patients

LA LISTE EST DONNÉE PAR LES MEMBRES DU STAFF


Langues parlées

Français, roumain, romani, anglais et latin.


Descriptions personnelles


Description physique

Le physique de Ioan rappelle celui d’un artiste classique du dix-neuvième siècle. Il possède une certaine élégance. Même s’il ne fait pas des pieds et des mains pour se rendre plus beau que nature, il est suffisamment superficiel pour entretenir al beauté naturel qu’il possède déjà. Ses cheveux sont longs jusqu’à ses omoplates et légèrement bouclés, bruns comme du bon chocolat 70%. Ceux-ci contrastent avec sa peau trop pâle pour sembler naturelle, d’un teint laiteux et doux, il pourrait faire rougir les meilleurs gothiques et les plus belles rousses avec une complexion agréable et douce, comme celle d’un enfant. Ses yeux gris semblent toujours assombris d’une étrange tristesse qui consumerait son âme même, mais on peut retrouver, de temps à autre, sur ses lèvres fines et presque trop beiges, un sourire très doux, qui rappelle à quel point cet homme peut être sensible. Il a des joues légèrement saillantes ce qui donne un air fragile à son visage presque trop mince pour ne pas être celui d’une personne anorexique. Physiquement, il ne se démarque pas particulièrement de la moyenne de par sa taille et son poids. Ses muscles ne sont pas particulièrement développés mais tout de même bien définis, dû à son entrainement militaire qu’il cache si bien. Ses doigts sont bien ceux d’un artiste, on lui dit souvent qu’il possède des doigts de pianistes, longs et minces, d’une finesse absolu, même si sa main droite est maintenant recouverte de cicatrices et de brûlures qui le force, dans sa grande vanité, à se couvrir de gants ou de bandages. Ses vêtements sont généralement de style classique ou simplement des complets avec une cravate. Cela va son humeur, mais on le voit rarement en jeans et encore moins avec un t-shirt et des souliers de course. Certes, il n’a pas toujours été aussi impeccable dans ses choix de vêtements, mais rarement on le voit rarement porter autre chose que des choses d’époques, et parfois même un de ces chapeaux haut-de-forme, qui lui donnent un aspect si contradictoire avec l’époque actuelle. Il est cependant versatile, sachant apprécier la nouvelle mode, il s’arrange simplement pour bien paraitre, que ça soit de sa personne ou de ses vêtements, il est très soigné et porte une attention particulière aux détails.


Description psychologique

L’éducation de Ioan fait encore à ce jour de lui ce qu’il est, comme tout bon élève il a apprit ses leçons et il sait encore comment agir. Sans vouloir toujours être le centre de l’attention, il n’aime pas qu’aucun regard ne soit tourné vers lui, peut-être est-ce la peur d’être oublié qui l’habite ou simplement celle d’être seul, mais il tend à vouloir attirer l’attention des autres, ce qui explique en partie son style excentrique, son bon parler et ses bonnes manières. Il sait qu’il ne peut plus se permettre d’être rustre pour avoir de l’attention, trop souvent cela lui a joué des tours, alors il fait dans une autre branche. Il est d’une grande politesse et il semblerait qu’il est virtuellement impossible de le faire fâcher, mais personne ne sait vraiment ce qui arrive quand cela se produit. Il est calme, toujours zen, toujours perdu dans sa tête et ses histoires. Il a un imaginaire très développé, mais présentement il est dans une mauvaise passe pour la création, il semblerait que toute inspiration l’ait quitté ce qui le rend morne et légèrement désagréable. Il est incapable de prendre la vie avec un sourire, convaincu, avec tristesse et résignation que si l’art l’abandonne il ne restera rapidement plus rien de lui. Sans être de nature sociable, quand une passion l’habite il adore la partager, même avec des petits détenus. C’est un passionné de la vie et un homme qui aime aimer, tant des choses que des hommes. Il a de la difficulté à avoir honte de ce qu’il est, si c’est une chose que ses parents lui ont apprise c’est qu’il est ce qu’il est et qu’il peut en être fier. Doté d’un charme certain, et bien que son physique joue un certain rôle dans celui-ci, ce n’est certainement pas sa mentalité qui fait qu’il attire les gens, mais il y a quelque chose de mystérieux chez lui, quelque chose qui attise la curiosité des hommes et des femmes de tout âge, une chose qui s’explique mal, mais dont il sait se servir à son avantarge.


Biograhpie

« Savez-vous ce qu’est un Rom? Non. Un gypsy alors? Ahh… oui, je comprends. Peu de gens se l’imagineraient mais les Roms ne sont pas bienvenus dans les villes, ils sont fuis comme la peste, comme des gens porteurs de la plus grande maladie, comme des gens d’un autre temps. Ils sont peu nombreux à ce jour, la plupart trop fiers de leurs origines pour s’établir, pour devenir normaux, mais leur population descend à chaque jour. Les gypsy sont les plus nombreux au Royaume-Uni, suivit de la Roumanie et de l’Espagne, les dernières lignes de front d’un peuple en voie d’extinction. »

Se promener de ville en ville dans l’espoir d’attirer la charité des gens, vivre du commerce de charmes et de protection, de la lecture de carte, ce n’est pas qu’un mythe. Cela, Serban et Alina Väduva en savaient quelque chose. Ils vivaient avec un petit groupe de Roms qui se promenait de ville en ville dans l’espoir de survivre un peu plus longtemps et d’empêcher le peuple roumain d’oublier ses origines. Ils étaient des conteurs, des couturiers, des musiciens. Ils étaient heureux ensembles et c’était ce qui comptait le plus pour eux, ils étaient bien et aimait leur vie, si difficile fusse-t-elle à certains moments. Cependant, un mois d’août comme tous les autres, alors qu’ils marchaient lentement dans une plaine, sur le bord d’une route d’asphalte toute récente, les choses se compliquèrent. Alina annonça, tout de go, à l’homme qu’elle aimait de tout son cœur qu’elle attendait un enfant. Cela mit un frein à la procession et tous s’arrêtèrent, mais par respect pour leurs amis, les autres reprirent la marche, laissant les deux Roms derrière, pour qu’ils puissent en parler calmement. L’argent se faisait rare, et il serait difficile d’élever un enfant dans ces conditions, mais ils décidèrent finalement d’essayer, parce que c’était la seule chose qu’ils pouvaient faire. Ni un ni l’autre ne pouvait se convaincre qu’il serait bien de tuer le fruit de leur amour. C’était un choix difficile et il fut fait et ils se remirent en marche, tout simplement, comme si rien ne s’était jamais passé, comme si aucun mot n’avait été murmuré.

C’est des mois plus tard que la réalité frappa sombrement. Le groupe était réuni dans un petit sous-bois s’éclairant à la lumière d’un feu, les femmes en châles et en robes de couleurs vivres malgré la neige qui recouvrait encore le sol, la scène semblait tirée d’une ancienne œuvre d’art, d’une autre époque. Les cris de la femme déchiraient la nuit autrement paisible alors qu’elle mettait au monde celui qui, elle l’espérait serait son seul et unique fils. C’était le quatorze mars, à l’aurore que la femme mit au monde ce fils qui était si joli et magnifique. Toutes les femmes du groupe s’étaient réunies pour le voir et certaines avaient osé faire quelques signes de protection sur sa peau, pour qu’il survive aux temps dure. En quelque sorte il devint l’enfant de la communauté au complet, qui en avait vu très peu récemment. Son nom fut choisit par la communauté, même s’il devait porter le nom de ses parents, il fut nommé Ioan en l’honneur d’un grand musicien et Konstantine parce qu’on disait que ce nom portait chance. Le quatorze mars 1981, dans le froid, Ioan Konstantine Väduva naquit.

Les premières années furent difficiles pour tout le monde, ils devaient tous travailler fort et s’occuper de l’enfant, il était devenu un poids rapidement, car ses besoins étaient nombreux et qu’il était ce qu’on pourrait appeler un poids mort. Certes, on ne pouvait le laisser mourir de froid, mais plusieurs fois ses parents avaient pensé à le laisser à l’adoption, dans l’espoir qu’il devienne une personne digne de ce nom, qu’il se sorte de ce cercle, mais ils en étaient incapables. Cependant, moins de deux ans plus tard, Alina tomba enceinte à nouveau et cette fois, ils ne purent se permettre de garder l’enfant. Conscient de la douleur que cela apporteraient, ils n’en dirent rien à Ioan, elle donna naissance plus loin du campement de la soirée et son père s’enfuit sous l’ombre de la nuit pour le laisser à un orphelinat, sans laisser de nom ou d’adresse (non pas qu’il n’en eut une pour commencer). Dans la Roumanie pauvre, sur la voie de la modernité, les gens de l’orphelinat n’eurent d’autres choix que d’accepter l’enfant et d’espérer qu’il soit bien, malheureusement, un des deux frères devait rester dans la misère la plus totale pendant plusieurs années.

Le garçon grandissait et montrait une intelligence véritable et des dons incroyables pour la musique. On lui apprit donc rapidement à jouer du violon, sans qu’il ne devienne un prodige, il fut suffisamment doué pour être capable de jouer des pièces complexes à l’âge de sept ans. Pour l’histoire et la langue (voire les langues), on lui apprenait tout à l’oral, sans culture formelle, il n’était rien mais ne pouvait encore le savoir. Heureusement, lorsqu’il eut dix ans, vint se joindre au groupe un homme fascinant. Cet homme avait fait des études poussées, et il pu finalement donner cette éducation plus formelle au garçon. Rendu là, les autres ne le voyaient même plus comme un des leurs, il restait d’abord et avant tout un poids, et même si d’autres enfants étaient nés après lui, il fut le souffre-douleur du groupe et même de ses parents. Il grandit donc dans une famille sans amour, une famille qui le voyait comme un étranger. Sa famille n’était plus intéressée par Ioan, il était devenu un étranger.


Hors Jeu


Plus sur vous

  • Comment avez-vous connu Abrosyah ?:
  • Aimez-vous le design ? : Oui, j’aime beaucoup la mise à jour.
  • Votre âge : 24 ans
  • Votre présence sur 10 : 6?
  • Code des règles ? : Code validé par Shinn
  • Source de l'avatar : Haji dans Blood+
  • Autres remarques : Je suis désolé de l’étalement sur le passé du personnage, je suis comme ça, si ça pose un problème ou que je dois revoir certaines parties, je ferai ça le plus tôt possible. D’ailleurs, pour ce qui est de la fréquence des posts, je vais tenter de répondre une fois par semaine, mais il m’Arrive de répondre très vite et d’autres fois très lentement.



Dernière édition par Ioan K. Väduva le Lun 3 Jan - 3:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ioan Konstantine Väduva Lun 3 Jan - 3:05

Biographie (suite)

C’est par un étrange coup de chance que le reste de sa vie s’est jouée. Ses parents, plutôt âgés eux-mêmes héritèrent, de la part du grand-oncle paternel, ou quelque chose du genre d’une grande fortune et d’un château, dans une ville très jolie et champêtre nommée Tileagd. Ce fut une difficile pour eux, de laisser derrière la vie de misère qu’ils avaient toujours connu pour aller vivre dans une immense demeure et avoir la chance de ne pas passer toutes les heures du jour et de la nuit à travailler. C’était un choix difficile mais simple à la fois. Finalement, ils resteraient toujours ce qu’ils étaient au fond de leur cœur. Ils quittèrent donc ceux qu’ils considéraient comme leur famille avec leur fils lorsqu’il eut l’âge de treize ans. L’adaptation fut suffisamment difficile pour lui, mais jamais ils n’avaient vu tant de détermination en leur fils. Il passa trois fois l’examen national avant de finalement prouver qu’il était suffisamment intelligent pour entrer dans une école. Laissé sans discipline et sans surveillance depuis sa naissance à cause du désintérêt marqué de ses parents, il lui fut facile de choisir une école militaire pour ses études. Il aurait pu aller dans une école d’arts, son talent musical amplement suffisant et ne demandant qu’à être développé, mais il choisit une école où on s’occuperait de lui et où il ne serait jamais laissé complètement seul. Ses parents lui payèrent des cours de musique en plus de ceux offerts par l’école, tout pour l’éloigner le plus possible de la maison. Il finit ses cours à L’âge avancé de vingt ans et il du faire un choix. Il choisit finalement de poursuivre avec sa deuxième plus grande passion, les langues et la littérature, refusant de laisser son talent devenir l’objet de quelqu’un d’autre. Il entreprit de faire ses cours, mais en quittant l’école militaire, son comportement avait tant changé que ses parents ne reconnaissaient plus leur enfant. Ils étaient si déconnectés de sa vie qu’ils ne l’avaient pas vu changé, ils ne l’avaient pas vu pendant les étés qu’il venait passer à la maison, ils n’avaient rien vu du tout. Il était devenu beaucoup plus fonceur et il savait ce qu’il voulait, c’était souvent être le centre de l’attention d’au moins une personne. Il avait même réussit à se faire des amis malgré sa différence culturelle marquée à tout instant de la journée.

S’il suivait ses cours de jours, la nuit, il allait dans les bars, il sortait et rentrait souvent chez lui avec des hommes de tout âge, mais toujours d’un intérêt particulier. Ses standards semblaient élevés mais c’était simplement parce qu’il pouvait se permettre de faire le tri dans ceux qui se présentaient à lui, il savait où aller, il savait qui il devait être. Il devait être méchant et sans cœur et ne s’inquiéter de rien, ne pas penser à ses études quand il était au lit avec une personne ou une autre. Finalement, ses études en histoires finies, il était conscient qu’il ne trouverait pas d’emploi avec celles-ci. Il fit un diplôme de qualification à l’enseignement. C’était un parcours un peu étrange mais qui marchait bien. Il du se calmer un peu durant son dernier diplôme rendant ses sorties moins fréquentes et ses rencontres moins débâclées. Il était finalement en train de devenir un adulte responsable. Après cinq ans d’études universitaires, il avait changé. C’était un homme beaucoup plus calme, assuré de sa personne et sûr de ce qu’il était, il avait apprit à contrôler et à cacher ses peurs ce qui le rendait plus fort et plus agréable. Il n’avait pas un grand nombre d’amis, car il parlait rarement de lui et il restait vague sur ce qui s’était passé dans sa vie. Il ne reparla pas à ses parents, mais déménagea dans la vile de Tileagd. Il y entreprit d’enseigner la littérature aux jeunes et de composer de la musique de son côté se joignant à l’orchestre de la ville en tant que violoncelliste. Sa vie fut simple et fort heureuse pendant trois belles années, mais finalement le malheur frappa sa vie à nouveau. De ses quatre amis, l’un mit fin à ses jours. Ioan avait été si préoccupé par sa vie qu’il n’avait pas vu les signes. L’homme qui avait toujours été là pour lui, à toutes les joies et les peines, à toutes les visites à l’hôpital et qui avait traversé avec lui tant d’épreuves depuis l’âge de seize ans avait mis fin à ses jours… sans jamais lui souffler mot de sa douleur de vivre.

Ce fut un dur coup et pendant longtemps il se renferma sur lui-même, quelques mois plus tard, ce fut un autre de ses amis, Kaelian, qui mourut dans un violent accident de voiture. Ioan s’était trouvé dans la voiture avec lui et avait bien faillit y passer. Les souvenirs de l’incident furent assez vagues pendant longtemps, mais sa main s’en sortit à peine, brûlée au troisième degré alors qu’il tentait de sortir son ami de la voiture en flammes. Finalement il fut tiré de la par des passants, il ne peut que regarder son ami mourir en tentant de se défaire de la voiture.

Après cela… il quitta son emploi tentant de retrouver un sens à sa vie. Il n’y avait rien à faire, chaque fois qu’il prenait l’archet de son violoncelle, il ressentait encore la douleur, revoyait la scène, et même quand il cessait d’y penser, il n’arrivait plus à jouer. Il n’écrit rien pendant des mois, il ne jouait plus, ne travaillait plus… il était devenu vide de sens. Il comprit rapidement que c’était l’absence de sa flamme qui lui avait enlevé sa raison d’être. Il ne pouvait plus créer. Qui était-il sans l’art? Il aurait pu se laisser mourir comme tant d’artiste ou devenir un dépravé fini, mais il ne comptait pas rendre les armes sans s‘être battu. Entre les branches, par certains de ses contacts plus ou moins proches, il entendit parler d’un projet qui jouait sur l’esprit humain. En fait, la fascination principale était peut-être simplement de se couper de tout ce qu’il connaissait, de chercher cette inspiration ailleurs, mais le projet en tant que tel lui semblait d’un intérêt particulier. Il ne pouvait expliquer cette fascination, mais après de fastidieux formulaires d’embauche, il plia bagage et fit ses adieux, ou du moins un aurevoir à sa vie, afin de passer à autre chose. Peut-être était-ce le meilleur moyen de retrouver son inspiration? De se retrouver dans ce genre de centre, ou la douleur n’était qu’une autre étape, la maladie omniprésente… C’était une pensée morbide, mais bien décidé, il décida de ne pas rater cette occasion quitte à laisser derrière lui les bribes d’une vie sans queue ni tête.
Biographie (suite)

C’est par un étrange coup de chance que le reste de sa vie s’est jouée. Ses parents, plutôt âgés eux-mêmes héritèrent, de la part du grand-oncle paternel, ou quelque chose du genre d’une grande fortune et d’un château, dans une ville très jolie et champêtre nommée Tileagd. Ce fut une difficile pour eux, de laisser derrière la vie de misère qu’ils avaient toujours connu pour aller vivre dans une immense demeure et avoir la chance de ne pas passer toutes les heures du jour et de la nuit à travailler. C’était un choix difficile mais simple à la fois. Finalement, ils resteraient toujours ce qu’ils étaient au fond de leur cœur. Ils quittèrent donc ceux qu’ils considéraient comme leur famille avec leur fils lorsqu’il eut l’âge de treize ans. L’adaptation fut suffisamment difficile pour lui, mais jamais ils n’avaient vu tant de détermination en leur fils. Il passa trois fois l’examen national avant de finalement prouver qu’il était suffisamment intelligent pour entrer dans une école. Laissé sans discipline et sans surveillance depuis sa naissance à cause du désintérêt marqué de ses parents, il lui fut facile de choisir une école militaire pour ses études. Il aurait pu aller dans une école d’arts, son talent musical amplement suffisant et ne demandant qu’à être développé, mais il choisit une école où on s’occuperait de lui et où il ne serait jamais laissé complètement seul. Ses parents lui payèrent des cours de musique en plus de ceux offerts par l’école, tout pour l’éloigner le plus possible de la maison. Il finit ses cours à L’âge avancé de vingt ans et il du faire un choix. Il choisit finalement de poursuivre avec sa deuxième plus grande passion, les langues et la littérature, refusant de laisser son talent devenir l’objet de quelqu’un d’autre. Il entreprit de faire ses cours, mais en quittant l’école militaire, son comportement avait tant changé que ses parents ne reconnaissaient plus leur enfant. Ils étaient si déconnectés de sa vie qu’ils ne l’avaient pas vu changé, ils ne l’avaient pas vu pendant les étés qu’il venait passer à la maison, ils n’avaient rien vu du tout. Il était devenu beaucoup plus fonceur et il savait ce qu’il voulait, c’était souvent être le centre de l’attention d’au moins une personne. Il avait même réussit à se faire des amis malgré sa différence culturelle marquée à tout instant de la journée.

S’il suivait ses cours de jours, la nuit, il allait dans les bars, il sortait et rentrait souvent chez lui avec des hommes de tout âge, mais toujours d’un intérêt particulier. Ses standards semblaient élevés mais c’était simplement parce qu’il pouvait se permettre de faire le tri dans ceux qui se présentaient à lui, il savait où aller, il savait qui il devait être. Il devait être méchant et sans cœur et ne s’inquiéter de rien, ne pas penser à ses études quand il était au lit avec une personne ou une autre. Finalement, ses études en langues finies, il était conscient qu’il ne trouverait pas d’emploi avec celles-ci. Il fit un diplôme de qualification à l’enseignement. C’était un parcours un peu étrange mais qui marchait bien. Il du se calmer un peu durant son dernier diplôme rendant ses sorties moins fréquentes et ses rencontres moins débâclées. Il était finalement en train de devenir un adulte responsable. Après cinq ans d’études universitaires, il avait changé. C’était un homme beaucoup plus calme, assuré de sa personne et sûr de ce qu’il était, il avait apprit à contrôler et à cacher ses peurs ce qui le rendait plus fort et plus agréable. Il n’avait pas un grand nombre d’amis, car il parlait rarement de lui et il restait vague sur ce qui s’était passé dans sa vie. Il ne reparla pas à ses parents, mais déménagea dans la vile de Tileagd. Il y entreprit d’enseigner la littérature aux jeunes et de composer de la musique de son côté se joignant à l’orchestre de la ville en tant que violoncelliste. Sa vie fut simple et fort heureuse pendant trois belles années, mais finalement le malheur frappa sa vie à nouveau. De ses quatre amis, l’un mit fin à ses jours. Ioan avait été si préoccupé par sa vie qu’il n’avait pas vu les signes. L’homme qui avait toujours été là pour lui, à toutes les joies et les peines, à toutes les visites à l’hôpital et qui avait traversé avec lui tant d’épreuves depuis l’âge de seize ans avait mis fin à ses jours… sans jamais lui souffler mot de sa douleur de vivre.

Ce fut un dur coup et pendant longtemps il se renferma sur lui-même, quelques mois plus tard, ce fut un autre de ses amis, Kaelian, qui mourut dans un violent accident de voiture. Ioan s’était trouvé dans la voiture avec lui et avait bien faillit y passer. Les souvenirs de l’incident furent assez vagues pendant longtemps, mais sa main s’en sortit à peine, brûlée au troisième degré alors qu’il tentait de sortir son ami de la voiture en flammes. Finalement il fut tiré de la par des passants, il ne peut que regarder son ami mourir en tentant de se défaire de la voiture.

Après cela… il quitta son emploi tentant de retrouver un sens à sa vie. Il n’y avait rien à faire, chaque fois qu’il prenait l’archet de son violoncelle, il ressentait encore la douleur, revoyait la scène, et même quand il cessait d’y penser, il n’arrivait plus à jouer. Il n’écrit rien pendant des mois, il ne jouait plus, ne travaillait plus… il était devenu vide de sens. Il comprit rapidement que c’était l’absence de sa flamme qui lui avait enlevé sa raison d’être. Il ne pouvait plus créer. Qui était-il sans l’art? Il aurait pu se laisser mourir comme tant d’artiste ou devenir un dépravé fini, mais il ne comptait pas rendre les armes sans s‘être battu. Entre les branches, par certains de ses contacts plus ou moins proches, il entendit parler d’un projet qui jouait sur l’esprit humain. En fait, la fascination principale était peut-être simplement de se couper de tout ce qu’il connaissait, de chercher cette inspiration ailleurs, mais le projet en tant que tel lui semblait d’un intérêt particulier. Il ne pouvait expliquer cette fascination, mais après de fastidieux formulaires d’embauche, il plia bagage et fit ses adieux, ou du moins un aurevoir à sa vie, afin de passer à autre chose. Peut-être était-ce le meilleur moyen de retrouver son inspiration? De se retrouver dans ce genre de centre, ou la douleur n’était qu’une autre étape, la maladie omniprésente… C’était une pensée morbide, mais bien décidé, il décida de ne pas rater cette occasion quitte à laisser derrière lui les bribes d’une vie sans queue ni tête.
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